Dans le monde

Le Canada néglige-t-il l'Afrique?

Entrevue de Gérald Filion avec la sénatrice Amina Gerba, affiliée au groupe progressif du Sénat. AG : ... « le Canada néglige sa relation, parce que, au moment où on se parle aujourd'hui, la plupart de nos partenaires commerciaux sont en Afrique, regardent l'Afrique. Nous n'y sommes pas. Pourtant, selon les projections, selon un chiffre de l'Observatoire de la Francophonie économique, c'est 381 milliards de dollars US que nous perdons au niveau des exportations en Afrique, c'est énorme. L’Afrique, comme vous l'avez dit, qui représente 1,5 milliard et qui, en 2050, va représenter 2,5 milliards de consommateurs potentiels, c’est immense. » GF : « Alors que la Chine est vraiment présente en Afrique, la Russie est très présente aussi en Afrique. Quand on regarde le potentiel, il y a une étude de 2020 qui indique, et là vous l’avez évoqué en dollars américains, mais quand on met ça en dollars canadiens, vous allez voir dans un instant, et on parle d'un potentiel, parce que c'est vraiment des gros chiffres qu'on voit à l'écran présentement. » AG : ... « Le Canada est très apprécié en Afrique. Avec un capital de sympathie important. On a des expertises dans des domaines clé comme l'énergie, les énergies renouvelables, l'éducation, les technologies de l'information, l'agro-industrie. » AG : ... « selon les dernières projections de la Banque mondiale, 12 des économies les plus importantes sont en Afrique. On parle de l'Éthiopie, on parle du Sénégal, on parle du Rwanda, de la Côte d'Ivoire ... » Zone économie, Radio-Canada, 6 janvier 2026

Portrait 2025 des pratiques numériques des entreprises manufacturières de la grande région de Québec et de l’est-du-Québec

Les résultats du sondage de Québec International (QI) et Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) mené par Léger sur les pratiques numériques d’entreprises manufacturières de la grande région de Québec et de l’Est-du-Québec, région sondée pour la première fois, ont été dévoilés en conférence de presse. ... Une centaine de hauts dirigeants d’entreprises manufacturières ont été questionnés entre le 18 septembre et le 16 octobre 2025, sur des sujets comme l’intégration du numérique au sein de l’entreprise, les investissements prévus, les technologies utilisées et les ressources qui y sont affectées, en plus de brosser un portrait des activités exportatrices, des impacts du climat économique, du plan de relève et de la productivité. Quelques faits à retenir : • La progression du virage numérique est intéressante, mais les entreprises doivent continuer de se transformer. • Les effets des tensions commerciales freinent la progression alors que 53 % des PME ont mentionné avoir diminué leurs investissements. • La pénurie de main-d’œuvre ou les difficultés à recruter constituent le principal obstacle au développement de l’entreprise, avant les tarifs (61 % vs 48 %). • Moins du tiers des répondants (31 %) disposent d’un plan de développement à l’exportation et l’intention d’en élaborer un, demeure minoritaire (45 %). • Le repreneuriat est un enjeu : seuls 17 % des entreprises manufacturières ont mis en place un plan formel, proportion qui est à la baisse pour les plus petites entreprises.

Futur du marché du travail en 2030 : La nécessaire transformation des compétences selon le Forum Économique Mondial

Le World Economic Forum, au-delà des frasques de Donald Trump à Davos, vient de publier son traditionnel rapport sur l’avenir du travail, basé sur les témoignages de plus de 1 000 dirigeants représentant 14 millions de salariés. IA, nouvelles compétences, création et destruction d’emplois… Synthèse en 3 faits saillants. 1- Emplois : une destruction créatrice Premier enseignement global : l’emploi mondial devrait progresser de 7 % à l’horizon 2030, soit une création nette de 78 millions de postes. Un chiffre éloquent qui masque toutefois une réalité plus contrastée : 170 millions de nouveaux postes seront créés tandis que 92 millions disparaîtront. Autrement dit, un emploi sur cinq (22 %) connaîtra une transformation structurelle.
2- 39 % des compétences d’aujourd’hui obsolètes d’ici 2030 L’autre enseignement marquant concerne les compétences requises. Selon les répondants, 39 % des compétences devront évoluer d’ici 2030. Un chiffre qui semble élevé à première vue, mais qui est en réalité en retrait par rapport aux éditions précédentes (57 % en 2020 et 44% en 2023). 3- Quelles stratégies RH face à ces transformations ? Enfin, le rapport s’est intéressé aux stratégies adoptées par les employeurs en réponse à ces tendances macro-économiques. D’une part, il est à noter que l’obstacle majeur à la transformation de leur organisation, selon eux, n’est pas la culture et la résistance aux changements mais… l’écart des compétences (entre celles qui existent sur le marché et celles qu’il faudrait pour mener à bien ces transformations). Des enseignements certes globaux mais qui éclairent sur les grandes tendances à venir sur le monde du travail et ainsi sur les décisions à anticiper dans les années à venir!

La révolution industrielle la plus verte que nous ayons jamais vue

Pourquoi est-ce l'Angleterre, et non l'Écosse, pourtant mieux instruite, qui a été le moteur de la révolution industrielle ? Parce que l'Angleterre a eu la chance de posséder d'immenses gisements de charbon offrant une énergie bon marché et facilement accessible. Pour l'Afrique et le Moyen-Orient, la richesse des cinquante dernières années s'est concentrée entre les mains de ceux qui bénéficiaient d'une situation géographique similaire, grâce à l'abondance de pétrole et de gaz naturel. Selon le rapport 2025 de l'Energy Institute , jusqu'à 39 % de l'approvisionnement mondial en pétrole et 24 % en gaz naturel provenaient de ces régions en 2024 . Aujourd'hui, l'une des sources d'énergie les moins chères est l'énergie solaire, qui provient de la surface du sol, et non des combustibles fossiles. Cela offre d'énormes avantages à ces régions, ainsi qu'au climat mondial. Les Africains sont les plus faibles émetteurs de carbone au monde. La baisse du coût des équipements solaires laisse présager une révolution industrielle plus verte que jamais sur le continent. Son ampleur dépendra de la volonté des bailleurs de fonds internationaux d'intégrer correctement le changement climatique dans leurs taux d'intérêt. Charlie Robertson, FDi intelligence, 21 juillet 2025

Infrastructure en Afrique de l’Ouest : notre expertise en renfort

Dans sa plus récente parution des Perspectives de l’économie mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance vigoureuse en Afrique subsaharienne cette année, qui sera tirée par la fermeté de la demande intérieure, la détente de l'inflation et la poursuite des réformes structurelles. Malgré des perspectives inégales à l'ensemble du continent, l'Afrique de l'Ouest – soit la zone côtière s'étendant du Sénégal au Nigéria – demeure l’une des principales dynamos de l’activité dans la région, riche en débouchés pour les entreprises canadiennes bien établies. Stuart Bergman Vice-président et économiste en chef Exportation et développement Canada 19 février 2026

Les solutions d’EDC pour naviguer dans l’incertitude

À l’échelle du Canada, les entreprises ressentent l’impact de l’imprévisibilité du marché. Exportation et développement Canada (EDC) comprend les défis auxquels sont confrontés les exportateurs, principaux contributeurs à notre économie.

Gestion des impacts humains en période d’incertitude

L’incertitude économique et politique actuelle crée des inquiétudes au Québec, menaçant des emplois et le bien-être des travailleurs. Les professionnels RH et les gestionnaires jouent un rôle clé dans la gestion des impacts humains. L’Ordre vous soutient avec des ressources adaptées, Carrefour RH

Guerre commerciale et transport maritime, une occasion de faire autrement

… « Afin d’éviter une baisse de volumes, des marchés émergents comme l’Asie et l’Afrique, notamment, sont perçus comme des avenues à explorer. Si elles se concrétisent, ces transitions permettraient de compenser les effets négatifs liés à la guerre commerciale. », Radio-Canada, 6 février 2025

5 façons pour les entreprises de s’orienter dans le commerce mondial dans le paysage géoéconomique fragmenté d’aujourd’hui

« Les entreprises peuvent prendre cinq mesures non seulement pour survivre mais aussi pour prospérer face aux risques que représentent la fragmentation économique et le protectionnisme pour le commerce et l’investissement mondiaux. » Forum économique mondial, 29 janvier 2025

Les entreprises ont besoin d’un radar géopolitique de premier ordre

« Nous avons mené des entretiens approfondis avec 25 entreprises internationales sur les facteurs géopolitiques qu’elles surveillaient, sur la manière dont elles le faisaient et sur les bénéfices qu’elles en tiraient. Bien sûr, leurs circonstances et leurs besoins variaient en fonction de leurs secteurs d’activité et de leur situation géographique. Et n’oublions pas que certaines entreprises sont plus avancées que d’autres dans ce domaine. Néanmoins, des enseignements précieux en ont été tirés. » FDI Intelligence – (en anglais), 4 février 2025

Les entreprises ont besoin d’un radar géopolitique de premier ordre

« Nous avons mené des entretiens approfondis avec 25 entreprises internationales sur les facteurs géopolitiques qu’elles surveillaient, sur la manière dont elles le faisaient et sur les bénéfices qu’elles en tiraient. Bien sûr, leurs circonstances et leurs besoins variaient en fonction de leurs secteurs d’activité et de leur situation géographique. Et n’oublions pas que certaines entreprises sont plus avancées que d’autres dans ce domaine. Néanmoins, des enseignements précieux en ont été tirés. » FDI Intelligence – (en anglais), 4 février 2025

Ou plus près de chez nous

L’industrie minière veut jouer un rôle clé dans la Stratégie industrielle de défense

Ma Côte-Nord, 18 février 2026

Des entreprises nord-côtières tissent des liens au Sénégal

Journal Haute-Côte-Nord, 7 octobre 2025

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